L’une des meilleures stratégies de préparation à l'examen CASPer consiste à examiner des questions et réponses pratiques de l'examen, à entreprendre plusieurs tests pratiques réalistes et ensuite à profiter de commentaires d’experts. Que vous soyez candidat à un programme de DO ou de MD, votre préparation au CASPer devrait comporter des questions et des réponses de pratique. Dans cet article, je vous présente 3 scénarios officiels de l’examen CASPer, accompagnés de réponses d’expert pour vous montrer comment structurer vos réflexions. Vous verrez comment analyser une situation, collecter les informations nécessaires et répondre avec empathie, professionnalisme et jugement éthique. Si vous souhaitez vous entraîner de manière plus approfondie, nos programmes de préparation au CASPer peuvent vous aider à maximiser vos résultats.
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Examen CASPer : Scénario vidéo 1: La colocataire
Résumé de la vidéo
Deux colocataires discutent de leurs inquiétudes concernant leur troisième colocataire, Mélissa. Selon eux, elle semble de plus en plus renfermée, les évite et refuse toute interaction malgré leurs tentatives répétées de l’intégrer. Lorsque l’une des colocataires a essayé d’aborder la situation avec elle, Mélissa a réagi de façon inhabituelle : elle s’est mise à crier, à l’insulter et lui a même lancé un livre. Elle a ensuite annoncé qu’elle avait décidé de quitter l’appartement, affirmant que ses deux colocataires parlaient dans son dos et ne la respectaient pas. Pour les deux autres colocataires, ce comportement ne lui ressemble pas du tout, et c’est la première fois qu’ils la voient réagir de cette manière.
Lisez le résumé de la vidéo rédigé par l’équipe de Bemo ci-dessus, puis répondez aux deux exemples de questions. Pendant l’examen Casper, vous aurez une minute pour enregistrer chacune de vos vidéos en réponse aux 2 questions.
Questions pour le candidat / la candidate
- Quels conseils donneriez-vous aux colocataires dans cette situation ? Expliquez votre réponse.
- Supposez que la colocataire raconte qu’elle vit une peine d’amour. En quoi, le cas échéant, cette information change-t-elle votre perception de la situation ? Expliquez votre raisonnement.
Réponse d’expert
Quels conseils donneriez-vous aux colocataires dans cette situation ? Expliquez votre réponse.
Dans cette situation, le problème le plus urgent est d’assurer le bien-être et la sécurité émotionnelle de tout le monde dans l’appartement, surtout celui de Mélissa, qui semble en détresse. Avant de tirer des conclusions, il serait essentiel de comprendre ce qui a provoqué un changement aussi soudain dans son comportement, puisqu’elle n’agit habituellement pas de cette manière. Les colocataires devraient donc prendre le temps d’avoir une conversation privée et calme avec elle afin de clarifier ce qui s’est réellement passé, de vérifier s’il y a eu un événement déclencheur et de lui permettre d’exprimer ses émotions sans jugement.
Si Mélissa explique qu’elle traverse une période difficile, les colocataires pourraient alors discuter ensemble d’une façon de mieux communiquer et d’éviter les malentendus. Si la tension persiste malgré la discussion, elles pourraient envisager une médiation externe, comme un ami neutre ou un conseiller du campus. Enfin, si Mélissa souhaite vraiment quitter l’appartement, il serait préférable de l’aider à le faire de manière sécuritaire et respectueuse, afin de protéger la santé émotionnelle de chacun et d’éviter une détérioration supplémentaire de la relation.
Supposez que la colocataire raconte qu’elle vit une peine d’amour. En quoi, le cas échéant, cette information change-t-elle votre perception de la situation ? Expliquez votre raisonnement.
Si j’apprends que Mélissa vit une peine d’amour, l’enjeu le plus urgent demeure son bien-être, car une rupture peut provoquer une grande détresse émotionnelle et expliquer un comportement inhabituel. Avant de modifier mon jugement, j’aurais besoin de comprendre ce qu’elle vit réellement, depuis combien de temps, et si d’autres facteurs contribuent à son repli ou à sa sensibilité. Cette information permettrait de mieux saisir l’origine de sa réaction, sans pour autant excuser des gestes comme crier ou lancer un objet.
Si sa détresse est principalement liée à une situation sentimentale récente, il serait important d’aborder la conversation avec encore plus d’empathie afin de l’aider à exprimer ce qu’elle ressent et de restaurer le dialogue. Si Mélissa reconnaît elle-même avoir dépassé une limite, les colocataires pourraient travailler ensemble à établir des règles de communication respectueuses pour préserver l’harmonie de la cohabitation. Si, malgré cette compréhension, la situation demeure trop difficile pour elle, elles pourraient discuter d’une transition vers un autre logement, toujours en évitant la confrontation. Cette nouvelle information ne justifie pas son comportement, mais elle permet d’interpréter la situation avec plus de nuance et d’ajuster la réponse de manière humaine et responsable.
Pourquoi ces réponses sont pertinentes
Les deux réponses démontrent un raisonnement structuré et centré sur la sécurité et le bien-être des personnes impliquées, ce qui est essentiel dans tout scénario relationnel du CASPer. Elles montrent la capacité à identifier l’enjeu urgent avant d’agir, à rechercher l’information manquante plutôt que de juger ou d’assumer, et à considérer plusieurs issues possibles de manière nuancée. La structure si/alors permet d’explorer différents scénarios réalistes et d’adopter une approche qui minimise le tort pour chacun. L’ensemble reflète des compétences clés évaluées par le CASPer : empathie, communication, non-jugement, gestion de conflit et prise de décision éthique.
Examen CASPer : Scénario vidéo 2: Parent malade
Résumé de la vidéo
Tu as été invité à dîner par ta collègue Patricia et un autre collègue. Au cours de la soirée, ils t’expliquent que Patricia traverse une situation familiale difficile : sa mère l’a appelée en larmes depuis la Côte-Nord, car le père de Patricia ne s’est jamais vraiment remis de son AVC et sa mère est complètement dépassée. Patricia souhaite s’y rendre pour les aider, mais elle reconnaît que le moment est particulièrement mal choisi au travail : l’équipe manque déjà de personnel, le projet en cours dépasse les délais et le budget, et la direction est justement en train d’évaluer les performances de chacun, ce qui pourrait mettre leurs emplois en danger. Lorsque ses collègues lui demandent si elle pourrait obtenir de l’aide sans se déplacer, Patricia avoue qu’elle n’en est pas certaine et que la situation risque d’être difficile à gérer à distance.
Lisez le résumé de la vidéo rédigé par l’équipe de Bemo ci-dessus, puis répondez aux deux exemples de questions. Pendant l’examen Casper, vous aurez une minute pour enregistrer chacune de vos vidéos en réponse 2 questions.
Questions pour le candidat / la candidate
- À votre avis, comment votre collègue devrait-elle procéder pour gérer cette situation ? Expliquez votre réponse.
- Imaginez qu’aucune aide ne soit disponible dans la région des parents de votre collègue. Que devrait faire votre collègue dans cette situation ? Expliquez votre réponse.
Réponse d’expert
À votre avis, comment votre collègue devrait-elle procéder pour gérer cette situation ? Expliquez votre réponse.
Le problème le plus urgent est d’assurer la sécurité et le bien-être des parents de Patricia, tout en évitant qu’elle ne se mette elle-même en situation de détresse ou de conséquences professionnelles sévères. Avant de prendre une décision, elle devrait clarifier plusieurs éléments, notamment l’état réel de son père, la capacité de sa mère à faire face aux tâches quotidiennes et les services médicaux ou sociaux réellement disponibles sur place. Elle devrait aussi discuter avec les ressources humaines ou avec un superviseur pour vérifier s’il existe des options comme un congé familial, un aménagement temporaire de son horaire ou un travail à distance.
Si son employeur lui offre une certaine flexibilité, Patricia pourrait organiser un court déplacement ou un congé temporaire pour stabiliser la situation familiale. Si un congé complet n’est pas possible, elle pourrait envisager un partage des responsabilités familiales avec d’autres membres de sa famille, même partiellement, pour réduire la pression. Enfin, si la direction refuse toute adaptation, il serait essentiel qu’elle évalue les risques pour la santé de ses parents et prenne une décision qui minimise les torts à long terme, autant pour sa famille que pour sa stabilité professionnelle.
Imaginez qu’aucune aide ne soit disponible dans la région des parents de votre collègue. Que devrait faire votre collègue dans cette situation ? Expliquez votre réponse.
Si aucune aide locale n’est disponible, le problème le plus important devient la sécurité immédiate de ses parents, puisqu’ils semblent incapables de gérer seuls la situation médicale et émotionnelle. Patricia devrait confirmer la gravité de leur état et déterminer si un déplacement rapide est vraiment nécessaire pour éviter une détérioration de la santé de son père ou l’épuisement de sa mère. Elle devrait également vérifier officiellement auprès de son superviseur quelles options d’exception existent dans des situations familiales critiques, même si l’équipe est en période d’évaluation.
Si la santé de son père nécessite une présence immédiate, la priorité serait de se rendre sur place, quitte à accepter une conséquence professionnelle éventuelle, car négliger une situation médicale grave serait potentiellement plus dommageable. Si la situation est urgente mais stabilisable à distance, elle pourrait envisager d’embaucher temporairement un service privé, même si cela implique un coût personnel. Enfin, si aucune solution n’existe et que ses parents restent vulnérables, Patricia devra choisir l’option qui cause le moins de tort, en favorisant la sécurité de sa famille tout en maintenant une communication transparente avec son employeur pour réduire l’impact professionnel.
Pourquoi ces réponses sont pertinentes
Les deux réponses appliquent une démarche de réflexion structurée centrée sur la priorité éthique essentielle : la sécurité et le bien-être des personnes vulnérables. Elles démontrent une volonté de comprendre la situation avant d’agir, plutôt que de juger ou d’assumer, et elles proposent plusieurs scénarios réalistes, chacun accompagné d’une solution proportionnée et responsable. Ces réponses mettent en évidence des qualités clés évaluées au CASPer : empathie, capacité d’analyse, gestion de dilemmes complexes, prise de décision cohérente et communication respectueuse. Elles montrent aussi une capacité à équilibrer obligations professionnelles et responsabilités familiales, une compétence très valorisée chez les futurs professionnels.
Examen CASPer : Scénario écrit
Énoncé
De temps en temps, nous devons gérer des situations conflictuelles.
Lisez l’énoncé ci-dessus, puis répondez aux deux exemples de questions. Pendant l’examen Casper, vous aurez 3,5 minutes pour répondre aux 2 questions.
Questions pour le candidat / la candidate
- Décrivez brièvement une situation conflictuelle que vous avez vécue et expliquez comment vous avez réagi.
- Avec du recul, auriez-vous géré cette situation différemment ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
Réponse d’expert
Décrivez brièvement une situation conflictuelle que vous avez vécue et expliquez comment vous avez réagi.
Lors d’un travail d’équipe à l’université, un conflit est survenu lorsque deux membres n’arrivaient pas à s’entendre sur la répartition des tâches. Pour calmer la situation, j’ai d’abord parlé séparément avec chacun d’eux afin de comprendre ce qui provoquait réellement la tension : l’un se sentait surchargé, l’autre mis à l’écart des décisions. Nous avons ensuite discuté ensemble pour redistribuer les responsabilités de manière plus équitable et établir des objectifs clairs pour éviter davantage de malentendus.
Cette expérience m’a appris que les conflits naissent souvent d’un manque de communication plutôt que d’un manque de volonté. J’ai compris l’importance d’écouter activement, de clarifier les attentes et de créer un espace où chacun se sent entendu.
Depuis, j’applique cette approche dans tous mes projets d’équipe, car intervenir tôt, valider les perceptions de chacun et encourager la transparence permet de transformer un conflit potentiel en une occasion d’améliorer la collaboration et la confiance entre les membres du groupe.
Avec du recul, auriez-vous géré cette situation différemment ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
En repensant à cette situation, je crois que ma démarche a été utile, car elle a permis de rétablir l’équilibre dans le groupe. Cependant, j’ai réalisé que j’aurais pu intervenir plus tôt, avant que les tensions ne s’installent. J’ai aussi compris que proposer d’emblée des rencontres régulières pour vérifier comment chacun se sentait aurait probablement empêché le conflit d’escalader.
Ce recul m’a appris l’importance de la prévention dans la gestion de conflits : être attentif aux signes précoces, encourager les membres à exprimer leurs préoccupations et instaurer un espace où les émotions peuvent être discutées avant qu’elles ne deviennent ingérables.
Aujourd’hui, je veille systématiquement à instaurer un cadre clair dès le début d’un projet, avec des points de suivi réguliers, car cela améliore non seulement l’efficacité du groupe, mais aussi la qualité des relations et la confiance entre les membres.
Pourquoi ces réponses sont pertinentes
Ces réponses écrivent une situation réelle de manière concise, expliquent clairement ce qu’elle a enseigné, puis démontrent comment cette leçon influence positivement les comportements futurs. Elles montrent de la maturité, une réflexion honnête, une capacité d’apprentissage et un sens des responsabilités, des qualités essentielles évaluées par le CASPer. Elles illustrent également une approche constructive centrée sur l’écoute, la communication et la prévention des conflits, ce qui reflète les compétences attendues chez les futurs professionnels.
FAQs
1. Quelle est la meilleure façon de se préparer au CASPer ?
La meilleure façon de se préparer est de revoir des exemples de questions et de réponses au CASPer rédigées par des experts. Cela vous permet de comprendre la structure attendue et les stratégies à utiliser pour répondre efficacement aux différents types de questions.
2. Quels types de questions peut-on me poser lors du test CASPer ?
En général, vous devrez répondre à une combinaison de questions situationnelles, de questions liées à des politiques ou des décisions éthiques, ainsi que des questions personnelles. Votre stratégie doit varier selon les catégories et les types de questions du CASPer.
3. Combien de temps ai-je pour répondre aux questions ?
Vous disposerez de 3,5 minutes pour taper vos réponses aux deux questions de chaque section écrite, et de 1 minute pour enregistrer votre réponse vidéo à chacune des deux questions des sections vidéo. Les réponses vidéo doivent être préparées comme une entrevue vidéo, donc assurez-vous de vous y préparer adéquatement.
4. Quelle est la durée totale du test CASPer ?
Les candidats répondent à 11 scénarios, et l’examen dure environ 65 à 85 minutes, avec deux pauses optionnelles. Vous aurez une pause optionnelle de 10 minutes après la section vidéo, puis une autre de 5 minutes au milieu de la section écrite.
5. Quand devrais-je passer le CASPer ?
Vous devriez passer le CASPer tôt dans votre calendrier de candidature aux écoles de médecine. La préparation prend généralement 4 à 6 semaines, et vous ne voulez pas gaspiller un temps précieux durant votre cycle de candidature.
6. Peut-on se préparer efficacement au CASPer ?
Oui ! Même si certains prétendent qu’on ne peut pas s’améliorer avec de l’aide extérieure, une étude menée par BeMo a démontré que le CASPer est hautement coachable.
7. Existe-t-il de “mauvaises” réponses à ces types de questions ?
Techniquement, il n’y a pas de mauvaises réponses, mais certaines réponses seront inévitablement meilleures que d’autres. Pour améliorer la qualité de vos réponses et votre score au CASPer, vous devez revoir des exemples, pratiquer vos propres réponses et, au besoin, suivre une préparation professionnelle.
8. Toutes les écoles de médecine exigent-elles le CASPer ?
Non, plusieurs écoles de médecine n’exigent pas le CASPer. Le meilleur moyen de vérifier est de consulter les exigences d’admission directement sur le site Web de l’école visée.
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